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vendredi 6 janvier 2012

Aleth Briet de Rainvillers, femme de têtes

Aleth (au second plan)
Solweig maquillée par Aleth
Préambule
Pour le lancement du site surlecoup.fr de Christophe Lambert, Aleth Briet de Rainvillers lui a bien cassé la gueule. Rassurez-vous, cette jeune femme n'est pas une furie incontrôlable, loin de là. Elle est simplement coiffeuse et maquilleuse professionnelle, capable de vous sublimer tout autant que de vous donner l'air de sortir d'une sérieuse baston. Envie de changer de tête? Faites comme Yannick Noah, MGMT, Yelle et bon nombre de mannequins qui sont également passés entre ses mains expertes: appelez-la! En dehors des shootings mode, des émissions de télé ou des prestations réalisées à domicile, Aleth maîtrise également la création de personnages et d'effets spéciaux: "Après avoir préparé les moules de silicone il faut rajouter des cils, des poils, des cheveux, explique-t-elle. C'est un peu comme de la taxidermie; on doit bourrer l'intérieur de la peau, insérer des yeux et donner de la vie." Freaky!
Et pour les vrais humains de sexe féminin, voici son meilleur conseil beauté: "faire une extension de cils tous les deux mois pour tout miser sur un regard envoutant. Magie garantie". Vavavavoum!
Interview tirée par les cheveux:
La chose la plus saugrenue qu'on t'ait demandée?
Un jour un homme aux tempes poivre et sel m'a demandé de lui couper tous les cheveux blancs et de laisser tous les bruns.  
Dark Maul réalisé par Aleth
Quel est le  maquillage le plus fou que tu aies réalisé? J'ai fait Dark Maul de Star Wars lors d'un examen en "make up" au conservatoire du maquillage. J'ai mis trois heures et j'ai été la meilleure à l'examen. 
Jessica Alba
Parmi les artistes avec lesquels tu as travaillé, lequel t'a laissé le meilleur souvenir? Le chanteur d'MGMT m'a offert un bouquet de fleur et le guitariste m'a donné son médiator. J'étais très fière en rentrant chez moi!  
Quelle est la personnalité dont les filles te demandent le plus souvent de reproduire la coiffure? Jessica Alba.  Et les garçons? C'est la mode des cheveux courts sur le côté et de la mèche longue sur le dessus donc ils me montrent ça en  photo mais aucun ne veut admettre qu'il veut la coupe fashion du moment. Quels sont les complexes les plus fréquents qu'on te confie? Pour les mecs, les oreilles. Pour les filles, les cernes et les rides.  
De quoi les filles se plaignent-elles le plus souvent quand elle se font coiffer? "J'ai pas de volume". 
Ton rêve? J'aurais bien aimé  faire les Guignols de l'Info, ça a été l'un de mes rêves quand j'ai appris le maquillage d'effets spéciaux... et j'adorerais paraître dans Vogue!  
sa page facebook 
son email: alethmakeup@hotmail.fr
 make up & coiffure pour JCDC
 Mon meilleur souvenir avec Aleth: le tournage du clip de mon groupe Wolf Courtesy où elle nous a fait la gentillesse d'exercer son talent. Un secret? she's just married!
 LE CLIP"Dance with the mystics"Wolf Courtesy:

Au passage: 2012 commence fort

Voici la meilleure façon de vous souhaiter une bonne année par Publicis Conseil.

jeudi 5 janvier 2012

Cécile Doussière: Wanted, Serial Teaser

Préambule
Comprendre le b-a-ba de la B.A, c'est d'abord savoir que ce n'est pas forcément une bonne action. Au contraire, selon Cécile Doussière, responsable de l'auto-promo de la chaîne Paris Première, une bande annonce " doit d'abord réveiller le téléspectateur quitte à  mentir pour donner envie de regarder le programme". Mentir? Sacrilège! Mais que serait un film sans bande annonce? Qu'adviendrait-il d'une bonne série sans teaser? Spécialiste de l'aguichage (teasing...mais en français) depuis 15 ans, Cécile nous livre aujourd'hui tous les petits secrets du métier." Interview pas très cathodique:

Quels sont les ingrédients d'une bonne B.A  sur Paris Première?
L'effet de surprise, l'humour, le décalage. Sur Paris Première on aime parodier les ingrédients commerciaux de la télévision, détourner les codes de la publicité par exemple. Il faut savoir prendre du recul, prendre le contrepied des choses, ne jamais se prendre au sérieux, sauf pour un documentaire sur la déportation évidemment"
Les expressions les plus" bateaux" qui tuent la bande annonce?
"Pour le rire et pour le meilleur", "à ne pas manquer", ou "un film explosif" sur une image d'explosion.
Certaines bandes annonces nécessitent des tournages avec des "people".  Ton pire souvenir?
Stéphane Guillon
Mes pires souvenirs de tournage sont souvent ceux qui ont été réalisés avec les humoristes.  Ce sont les moins drôles, ceux qui ont le moins de recul sur eux-mêmes, à l'exception de Stephane Guillon. Les meilleurs souvenirs sont plutôt avec l'ancienne génération comme Michel Leeb par exemple, ou bien avec Guillaume Canet que j'ai trouvé très craquant.
Comment vend-on un film érotique sur Paris Première?
Avec humour. Comme ce sont souvent des films des années 80 un peu ringards et qu'on est une chaîne culturelle, on les prend comme  des documents d'archive, intéressants et décalés.
Qui se cache derrière une bande annonce?
Pour moi, la bande annonce est une production miniature. Dans un petit produit de 30 secondes, tous  les corps de métiers sont représentés: le monteur, le comédien, l'ingé son, le rédacteur etc..."  
Ta B.A référence?
Une bande annonce des années 70 pour un film érotique avec Brigitte Lahaie qui s'intitulait " Je brûle de partout" et où il y avait juste le titre du film sans aucun extrait. On entendait simplement une voix off qui disait à peu de choses près: "Je brûle de partout, un film tellement bien qu'on n'a pas besoin de vous montrer les images"

Mon meilleur souvenir avec elle: les ragots de bureau. Notre secret? Elle et moi sommes des écrivains extrêmement talentueux, mais absolument méconnus (oui je suis contre la féminisation des noms de métiers et pour la mégalomanie). Ma terreur? Ecrire les B.A des Grosses Têtes. Pitié, Cécile! Pitié!

mercredi 4 janvier 2012

May Alexandrov: poupée de scènes


May a joué dans Hell de B. Chiche
May se déguise. Depuis le jour où  à  douze  ans elle a ouvert la porte secrète d’une caverne d’Ali Baba remplie de tenues de scène elle a aimé jouer, se travestir, « visiter la peau d’un autre » et laisser libre cours à sa créativité débordante. Au quotidien, elle change également de costume. Elle a troqué ses chaussons de danse de petite fille, pour des looks très  étudiés dont elle use et abuse, tour à tour Mistinguett', garçonne, ange immaculé ou lolita.  Son instinct pour le jeu, son style, son impertinence et ses traits sans âge lui ont permis d’interpréter des rôles variés. Entrons dans la tête d'une comédienne aux allures de femme-enfant.
Ton rêve de comédienne ? 
Iris dans Taxi Driver, May dans la vraie vie
J'en ai plusieurs! Au théâtre, j'ai rêvé pendant des années de jouer "Le Bel Indifférent" de Cocteau mais mon emploi de jeune première ne me le permettait pas. Souvent les metteurs en scène se cantonnent à l'emploi dans lequel on est catégorisé. Il y a peu de prise de risque en France. C'est la même chose au cinéma d'ailleurs. J'aimerais jouer dans une grande salle, une Lolita, une Juliette, une baby doll, une jeune fille perdue de "Propriété Condamnée" - je suis une fan absolue de Tennessee Williams - une Iris de "Taxi Driver".

Ton petit plus?
Je ne ressemble à personne, je suis exceptionnelle, euh... exceptionnellement petite?! Plus sérieusement, je crois que j'ai un truc spécial dans mon physique et dans la voix qui fait que je ne peux pas jouer tous les rôles. On me dit souvent qu'on me verrait bien dans un rôle de personnage fantastique comme une princesse des étoiles ou quelque chose comme ça... Je fais encore beaucoup plus jeune que les autres filles de mon âge. J'ai la possibilité de pouvoir jouer des personnages qui vont de 17 ans à 28 ans. C'est assez rare quand on sait que le temps est minuté chez une actrice et que la ride est une menace de retraite anticipée à chaque seconde qui défile.
Faut-il coucher pour réussir?
Oui! absolument et c'est pour ça que je ne tourne pas beaucoup! Ce métier est basé sur la séduction. On doit séduire un directeur de casting, un réalisateur, un metteur en scène, un public ou des journalistes... Lorsque je parle de séduction, je n'entends pas "sexualité", bien au contraire. Mais il arrive souvent que lorsque l'on a affaire au sexe opposé, il y ait des situations parfois gênantes (je ne citerais personne).

Un secret? May sort toujours vainqueur d'un concours de danses ridicules (normal, elle a fait du cirque). Mes meilleurs souvenirs avec May: ce fameux concours de danses ridicules et une soirée maxi-loose à Londres. Notre private joke: le jus de choucroute.

Ses rôles: http://www.cineart.fr/Talents/cv/alexandrov-may-2345

Le clip "Rave Solution" (Audrey Katz), rôle de la fille qui pleure:
voir le clip




Au passage: un pied de nez à Pirelli!

PLUS QUE NUES
Vous aimez les mannequins squelettiques du calendrier Pirelli? Vous allez adorer les infirmères du CHU de Liège avec leur calendrier plus que sexy... So hot!

lundi 2 janvier 2012

Delphine, Directrice de création @ Comptoir des Cotonniers (Les ricaines peuvent aller se rhabiller, merci !)

Delphine Ninous @ Comptoir des Cotonniers
Préambule:
Les filles, prêtes pour une leçon de style? Accrochez vos ceintures ça va faire mal.  Primo, planquez votre legging imitation cuir, faîtes comme si vous n'en aviez jamais acheté. Supprimez les photos qui pourraient vous trahir. Secundo, par pitié, admettez enfin que vous n'avez rien d'une rock star. Tertio, si vous êtes américaine,  et bien... on vous rappellera.
Avant d'être Directrice de création de la marque Comptoir des Cotonniers, Delphine Ninous a fait ses classes chez Christian Lacroix (rien que ça). Sa touche personnelle a ensuite fait mouche chez Isabel Marant avant de s'exporter à New York dans les ateliers de Diane Von Furstenberg. Si mon amie a tout bonnement "la classe", c'est grâce à une passion très précoce pour le dessin et parce qu'elle est dotée d'une capacité à devancer l'air du temps avec subtilité. Ajoutez à cela une volonté d'acier, vous obtenez une fille super douée.
Interview tirée à quatre épingles: 

Quelles sont les différentes étapes de ton travail jusqu'à l'aboutissement d'une collection?
C'est tout un cheminement. Au début, on fait des recherches en collectant des images ou en sortant faire du shopping. On fait des dessins, on cherche des couleurs et des tissus, c'est le moment de l'inspiration, de la création pure. Ensuite, on donne les dessins aux modélistes qui font des patronages. Les prototypes sortent de l'atelier, on fait des essayages,  on commande des tissus et plus on avance, plus il y a de problèmes de production à gérer. Une fois que la collection est complète, on travaille avec le merchandising et le marketing.
AU SECOURS!!!
Selon toi, le pire de la mode actuelle c'est quoi?
Ce qui est complexe dans la mode c'est que le goût appartient à chacun et qu'on a pourtant l'impression d'être détenteur du bon goût. Il y a donc beaucoup de gens qui ont mauvais goût à mes yeux!
...Mais le truc horrible que tu vois tous les jours dans la rue et qui te pique les yeux? Ce que je déteste par dessus tout - et il y a beaucoup de filles qui vont se reconnaître - ce sont les leggings brillants imitation cuir. Les gens qui croient qu'ils sont "rock" et qui portent des clous et des strass à gogo.
Et le meilleur de la mode?
A l'inverse, c'est un retour à quelque chose de plus minimaliste avec de très belles matières comme Céline par exemple.  ( CF. la chemise en jean patchwork de Céline)
La création dont tu es la plus fière: Une boots en daim de chez Isabel Marant qui est devenue un must have et que tout le monde à copié, mais ce qui me touche le plus, c'est de voir des gens dans la rue qui portent ce que j'ai fait. 
Non au total look (Sex In The City)
New York ou Paris? Paris. Les américaines ne savent pas s'habiller. A Paris, il y a vraiment une culture du goût vestimentaire héritée de nos mères et nos grands-mère. Le problème des américaines, c'est qu'elles adorent le total look avec le maquillage et le brushing en plus. Elles ont un uniforme selon l'endroit et l'heure de la journée. Tout est stéréotypé, il n'y a pas de place pour le naturel et l'interprétation. Elles n'ont pas suffisamment de background pour savoir piocher une pièce chez Zara, une pièce chez un créateur et une pièce vintage pour créer leur look. Elles sont capables de dépenser une fortune pour avoir le total look du créateur et avoir l'air de rien au final. Cela dit, en France on est très conditionnés par des conventions sociales et des carcans, alors qu'en Angleterre ils sont beaucoup plus libres et s'amusent avec leur looks. As-tu humé l'air du temps? Actuellement j'aime aller piocher l'inspiration dans l'art déco (un bon tuyau pour les fashionistas).

Mon meilleur souvenir avec Delphine: une expérience culinaire intense autour d'un gratin dauphinois à la campagne. Notre private joke: chez Jo au Lavandou.


Blog de Comptoir des Cotonniers:

mercredi 7 décembre 2011

Kavinsky, zombie or not to be

Préambule
Depuis la sortie de "Drive", le thriller magnétique de Nicolas Winding Refn, on ne parle que de Kavinsky qui a sublimé la B.O grâce à "Nightcall", son morceau imparable. Dès le générique de début, la mélodie mélancolique et hypnotique a littéralement envouté les spectateurs et les journalistes subitement conquis. Désormais, l'électro inter-galactique du plus cool des zombis n'est plus réservée à un public averti. Sorti de l'ombre des salles obscures, le succès décuplé est bel et bien mérité. L'artiste rétro-futuriste n'a jamais dévié de sa trajectoire et il signe prochainement un album aussi attendu qu'il ne tarde à  sortir. En effet, Kavinsky est le seul mort-vivant qui sait se faire désirer. Il y a un an, je le rencontrai pour la première fois dans son antre.  
Extrait de mon article pour le Magazine Trax (janvier 2011): Entretien avec un revenant
Comment t’est venue l’idée d’un personnage de zombie? J’avais envie de trouver une excuse à ma zique pour raconter un truc. J’avais besoin d’un scénario, ça m’aidait à me mettre devant mon ordi. À la base, c’est un ado américain qui joue au football, qui a une meuf, un chien et qui habite chez ses parents. Il meurt dans un crash de voiture quand il a dix-huit piges et depuis il rôde, il fait la nique aux flics, il fait traverser les vieilles dames, il casse la gueule aux méchants. C’est le genre de héros qui fait tout ce qu’on voudrait faire. C’est quelqu’un qui ne se montre pas, les gens parlent de lui sans jamais l’avoir vraiment vu. C’est toujours cool de parler d’un mec zombie; il est déjà mort, donc il peut tout faire. Il peut se prendre une porte dans le bras qui lui déchire la peau, mais il s’en fout, ça ne lui fait même pas mal. Un zombie ce n’est pas anodin, quel est ton côté obscur ? Les zombies ce n’est pas forcément obscur. Le mien se bat contre d’autres zombies, des zombies qui n’ont pas de cerveau, qui mangent bêtement des crânes de gens morts. Lui, il s’est pris la foudre et du coup il a des forces, il n’est pas du tout comme les autres zombies qu’il trouve complètement nuls. D’ailleurs dès qu’il les voit il leur casse la gueule. Aimerais-tu devenir un zombie ou préférerais-tu une mort ferme et définitive? Moi, je suis un peu zombi dans la vie. J’aime bien rester chez moi ou faire la fête dehors avec des copains. Je ne vais pas trop me balader, je ne suis pas agoraphobe, mais il me faut une bonne excuse pour sortir de chez moi. C’est pas mon truc de sortir et d’aller rencontrer des gens. Bientôt 2012. Tu crois qu’on va tous mourir ? Non pas vraiment. J’ai été voir le film « 2012 » et je me suis barré avant la fin. Surtout à cause de l’histoire de ce couple absolument pas crédible, c’était un cauchemar. En revanche, j’ai adoré « Apocalypto », un film sur les incas, mais je ne crois pas qu’on va tous mourir en 2012. La fin du monde, je n’y pense pas.
Mes souvenirs chez lui: Sa machine d'Arcade délicieusement vintage. Une montagne de baskets. Un secret? Mon mari a joué des riffs de guitare sur son album à venir ( clap, clap, clap).
http://www.myspace.com/kavinsky   http://kavinsky.bandcamp.com/ 
 

mardi 6 décembre 2011

Yann Destal, chanteur sidéral

Préambule:
Il a chanté « Lady, hear me tonight » et la planète a dansé. Bam! Un succès fulgurant comme une météorite s'est alors abattu sur le groupe Modjo. Yann Destal, multi-instrumentiste, compositeur cosmique et chanteur surdoué, évolue aujourd'hui en solo dans un univers  stellaire, éloigné des dancefloors.  Dans son dernier EP "Stay by me", les envolées, les harmonies, l’intensité émotionnelle solitaire évoquent l’image cinéma, les grands espaces et les seventies. Absorbé dans sa galaxie, on pense à Enio Moricone, à Starmania, à Lennon pourquoi pas.  Dans la vraie vie aussi, Yann est  en orbite, prenant ses distances avec le monde réel. En lui  demeure un petit garçon virtuose et lunaire qui ne craint pas les éclipses. Son apparence? Entre le Petit Prince et Albator.
Extrait "âge tendre" issu de notre entretien:
"Quand j’étais enfant,  après avoir longtemps joué de la flûte à bec dans ma cage d'escalier (j'adorais la réverbération du lieu), j’ai choisis la clarinette en hommage au chat de Pierre et le Loup. J’ai eu la chance qu'un adulte - en l’occurrence mon père - m’éduque à comprendre le transfert émotionnel que peut engendrer la musique. Il m’inventait des histoires dont j’ai su plus tard qu’elles étaient complètement fausses. Quand j’ai compris les paroles de  chansons, comme « Dreams are my reality » par exemple, j’ai su qu’il m’avait berné en me racontant que c’était l’histoire  d’un prince qui chantait pour une  princesse enfermée dans un château. Quoiqu'il en soit, je trouvais que le son de la clarinette était le plus mélodieux, le plus gracieux, le plus beau qui existe sur terre. Au collège, je me suis mis à la batterie parce que je trouvais que la posture des batteurs était très classe. Je n’aimais pas trop les chanteurs, je les prenais pour des bellâtres, des blanc-becs. A l'époque, je ne voulais pas être chanteur. Mes compositions étaient instrumentales, mais finalement je chantais dessus en cachette. Quand j’écoutais Queen,  je me rendais compte que Freddy Mercury utilisait sa voix au maximum, il  en exploitait tous les registres, du coup je voulais que mon chant donne 100%  de ses possibilités. Je m’entrainais en travaillant la technique pour  pouvoir déclamer. Je mettais un live d’Aerosmith, juste parce qu’il y avait des techniques vocales que je voulais  moi aussi maîtriser, et je chantais la tête enfouie dans un coussin".
Mes meilleurs souvenirs avec lui: Un voyage en Ukraine tellement horrible qu'il en fut mémorable. Le chant cristallin de Yann interprétant "Hallelujah" de Jeff Buckley, le jour de mon mariage. Un secret? Yann est un grand fan d'orques (Sauvez Willy!) D'où vient sa cicatrice? Ne comptez pas sur moi pour  écorner le mythe! Notre private joke: "Je crois que ma famille est victime d'une malédiction. La Guigne??!" (et le pti castagnol aussi). 

http://www.myspace.com/yanndestal